Vendredi 24 juillet 2009
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« L’amour qui fait mal », c’est d’abord fait... pour se faire du bien. Encore faut-il
savoir manier les multiples accessoires
en vente dans les rayons sadomaso... Petit guide
initiatique pour ne pas passer à côté du plaisir.
Bougie : coulées blanches ou pétales rouges ? Dosez la température
La cire, qui chauffe délicieusement la
peau, transformant les tétons en petits boucliers turgescents, ne nécessite aucune dépense somptuaire : il suffit d'une bougie blanche en paraffine (le modèle le plus courant) pour jouer
avec des températures de deux ou trois degrés supérieures à celle du corps... Attention toutefois aux risques de brûlure : évitez la cire d'abeille (brûlante), les bougies noires (qui
contiennent des particules de métal) et les bougies fantaisies qui pourraient irriter votre peau. L'esthétique ayant cependant une certaine importance en amour, il existe dans les boutiques
SM des bougies noires ou rouges, à basse température, spécialement conçues pour faire couler sur la peau des gouttes semblables à des pétales de fleur. Faites tomber la cire à 8 cm de
hauteur, pas plus, pour éviter les éclaboussures, et veillez toujours à protéger le visage de votre partenaire, ainsi que le parquet et les vêtements. La cire colorée, c'est la mort des
planchers et des moquettes.
Martinet : le rouleau compresseur du plaisir
Plus il y a de lanières, moins on les
sent. Pour un effet « warm-up » aphrodisiaque, le martinet parfait est en daim et possède cent lanières qui chauffent la peau comme un bain à remous... Un véritable tourbillon de plaisir.
Au début, il faut caresser la peau puis augmenter doucement la puissance, car les endorphines atténuent les sensations. Au bout de vingt minutes, le corps flotte en extase. Il est temps
de passer à des martinets plus percutants, aux lanières moins nombreuses et moins souples, pour mieux cibler. Objectif : les fesses. Depuis l'Antiquité, la flagellation est un remède
connu contre l'impuissance et la baisse de libido. En 1639, le médecin allemand Meibomius dit qu'elle produit un « embrasement des sens ».
Fessée : jeu de main, jeu de bassin
A en croire Wendy Delorme, qui
donne des cours de fessée chez DollHouse (sexy-shop parisien), il existe un « sweet spot » (point sensible) entre le haut de la cuisse et le début de la fesse qui, lorsqu'on le
tapote, d'abord doucement puis vigoureusement, permet à l'afflux de sang d'engorger aussi la région génitale... « Et comme l'excitation sexuelle (chez l'homme comme chez la femme) se
caractérise par un engorgement sanguin, c'est très plaisant et ça fait grimper le désir », explique Wendy. Règle de base : il faut commencer de façon très sensuelle par un contact
peau à peau, avant de fesser plus fort. Pour ne pas vous faire mal à la main, pensez à porter un gant en agneau ou bien utilisez le « slapper », une palette de cuir. Les sensations,
vertigineuses, se diffusent dans tout le bassin.
Cravache : à ne pas mettre entre toutes les mains
Effet revigorant ou électrisant
? A vous de choisir. Les cravaches se terminent par un embout appelé « claquette », en forme de main, de rectangle ou... de cœur. Plus il est étroit, plus l'effet est cinglant. Si
vous êtes douillette, utilisez plutôt un embout large qui fera plus de bruit que de mal. Les amateurs choisissent d'ailleurs la cravache au son : plus il est percutant, moins c'est
douloureux... Elle reste cependant un outil délicat, à manier en douceur et uniquement sur les fesses. Ne frappez jamais la colonne vertébrale, ni les reins. Tapotez par petits
coups, façon mitraillette, en alternant fesse droite et fesse gauche, afin de faire affluer le sang dans cette zone hautement érogène qui part des lombaires et s'insinue plus
loin... dans l'intime
Collier : soumise ou dominatrice ?
Si vous êtes plutôt « dom »,
faites-vous offrir un collier à clous ou à pointes : « Attention, je pique. » C'est un signe de reconnaissance dans le milieu sadomasochiste. Si vous êtes plutôt « soum »,
demandez-en un avec un petit anneau, ce qui signifie que vous êtes comme « O », l'héroïne du roman d'amour « Histoire d'O », de Pauline Réage... Le collier à anneau peut être
voyant, style punk, et porté avec une laisse, vendue au rayon animal de compagnie de tous les supermarchés. Mais pour sortir au restaurant, préférez ces bijoux discrets, élégants
et subtilement suggestifs, vendus dans les boutiques SM, qui laissent planer comme un doute autour de votre personnalité. Vous jetterez le trouble.
Bâillon : bouche grande ouverte,yeux écarquillés
Il y a un petit côté «
demoiselle en détresse » irrésistible avec cet accessoire. Il vous donne l'air vulnérable, souffrante... Certains bâillons ont des boules de caoutchouc qui agrandissent la
bouche d'une façon exagérément érotique. D'autres, creux avec des trous (comme des balles de golf), laissent passer la salive, ce qui accentue votre côté « petite chose fragile.
» Peu d'hommes y résistent.
Cagoule : s’amuser à être quelqu’un d’autre
Rien de plus excitant
qu'un petit jeu de rôle sous l'anonymat d'une cagoule. Certai
ns
modèles en latex noir imitent Catwoman. Vous voilà dans la peau d'une tigresse ! D'autres, qui comportent uniquement un trou pour la bouche, vous transforment en pauvre
sexdoll, livrée aux désirs d'un mâle que vous ne pouvez plus voir. Il en existe même sans orifice (sauf pour respirer par le nez) qui exacerbent toutes les sensations. A
l'intérieur, privée de la vue, de l'ouïe et du goût, on se sent comme un pur objet sexuel, toute la peau en éveil, aux aguets, hypersensible à la moindre caresse.
Menottes : mignon ou fripon ?
De l'accessoire de
luxe à l'instrument de coercition, on trouve de tout en matière de menottes. Pour votre confort, choisissez celles en cuir rembourrées, très agréables à porter. Pour vous
amuser à l'extérieur, ni vue ni connue, l'idéal ce sont les menottes-bracelets, en vinyle rose ou ornées de satin, reliées par un crochet de sécurité qui s'enlève en un
clin d'œil. Mais si vous préférez l'esthétique « cops » , prenez-les en métal. Elles imitent celles de la police à un détail près : elles sont livrées avec deux clés et -
précaution supplémentaire - un loquet qui permet de se libérer seule. Pour voyager léger, il existe même des mini-menottes très pratiques... à l'usage des pouces
uniquement ! Quant à celles recouvertes de fausse fourrure, c'est plutôt un clin d'œil pour amener l'autre à jouer : « Allez, grand fauve, grrr, attache-moi ! »
Pinces à sein : ça vous titille ou ça vous…
Parfaits pour exciter vos tétons mais aussi la libido de
votre partenaire, les clips coquins s'ornent de perles ou de clochettes. Si vous avez les seins peu sensibles à la douleur, essayez les pinces japonaises, dont la prise
se resserre chaque fois qu'on tire dessus. C'est comme le chien du désir : plus on résiste, plus il s'accroche...
source : Marie Claire
Par florence
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Publié dans : JUILLET
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